Au Québec, les concessionnaires automobiles utilisent souvent la valeur réelle (valeur marchande réelle / valeur ACV – Actual Cash Value) plutôt que seulement la valeur d’échange inscrite au contrat pour plusieurs raisons fiscales, comptables et commerciales. Dans cette FAQ, nous abordons les sujets suivants :
1. Pour refléter la vraie valeur de l’inventaire
2. Pour éviter de fausser les marges
3. Exigences des manufacturiers et des prêteurs
4. Fiscalité de la TPS/TVQ au Québec
5. Pour séparer les rabais cachés
6. Les logiciels DMS automobiles (comme Reynolds, CDK, Serti, GEM-CAR)
1. Pour refléter la vraie valeur de l’inventaire
La valeur d’échange donnée au client est souvent une valeur “transactionnelle” ou stratégique. Exemple :
| Élément | Montant |
|---|---|
| Valeur réelle du véhicule repris | 20 000 $ |
| Valeur accordée au client | 15 000 $ |
Le concessionnaire peut :
- réduire artificiellement la valeur d’échange
- ou augmenter le prix du véhicule vendu
- afin de structurer le financement ou la marge.
Mais comptablement, l’inventaire du concessionnaire vaut réellement environ 20 000 $.
2. Pour éviter de fausser les marges
Si le concessionnaire inscrit l’inventaire à seulement 15 000 $ alors qu’il revend habituellement ce type de véhicule à 20 000 $ :
- la marge sur le véhicule neuf peut sembler trop élevée
- la marge sur l’usagé peut sembler artificiellement élevée lors de la revente.
Les grands groupes automobiles préfèrent souvent :
- répartir correctement les profits,
- avoir une image fidèle par département :
- neuf
- usagé
- F&I
- service.
3. Exigences des manufacturiers et des prêteurs
Les fabricants et institutions financières regardent souvent :
- les marges réelles
- la valeur des inventaires
- les ratios de performance.
Utiliser la valeur réelle :
- améliore la qualité des rapports financiers,
- reflète mieux les actifs détenus.
4. Fiscalité de la TPS/TVQ au Québec
Au Québec, pour les taxes :
le crédit de taxe accordé au client est généralement basé sur la valeur d’échange apparaissant au contrat, PAS nécessairement sur la valeur réelle interne. Exemple :
| Élément | Montant |
|---|---|
| Prix du véhicule | 50 000 $ |
| Crédit échange au contrat | 15 000 $ |
| Taxes calculées sur | 35 000 $ |
Donc :
- fiscalement pour la TPS/TVQ client :
→ on utilise souvent la valeur d’échange contractuelle. - comptablement à l’interne :
→ plusieurs concessionnaires utilisent la valeur réelle.
5. Pour séparer les rabais cachés
Souvent, la différence vient d’un rabais déguisé. Exemple :
Transaction affichée
| Élément | Montant |
|---|---|
| Prix véhicule neuf | 50 000 $ |
| Échange | 15 000 $ |
Mais en réalité :
| Réalité économique | Montant |
|---|---|
| Véhicule vaut | 20 000 $ |
| Rabais réel sur le neuf | 5 000 $ |
Le concessionnaire peut préférer :
- enregistrer le véhicule repris à sa vraie valeur,
- et traiter le 5 000 $ comme réduction de marge sur le véhicule vendu.
6. Les logiciels DMS automobiles (comme Reynolds, CDK, Serti, GEM-CAR)
Plusieurs systèmes permettent :
- valeur de trade au contrat
- valeur réelle (ACV)
- over-allowance / under-allowance.
Parce que l’industrie automobile fonctionne avec :
- marges cachées
- allocations stratégiques
- bonus manufacturiers
- financement
- objectifs mensuels.
7. Conclusion
Au Québec, la valeur réelle est utilisée pour :
- mieux refléter l’inventaire
- analyser les vraies marges
- satisfaire les manufacturiers et prêteurs
- séparer les rabais déguisés
- produire des états financiers plus réalistes.
Tandis que la valeur d’échange au contrat sert surtout :
- au calcul client
- aux taxes TPS/TVQ
- au financement
- et à la présentation de la transaction.
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